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Luxembourg A 200 km/h, mais vers où ?

Dans les fiduciaires Luxembourgeoises, la vitesse du changement se fait sentir. Un virage rapide et positif, mais dont la destination reste incertaine. Entretien avec Gernot Kos, administrateur-délégué de GT Fiduciaires.

Premières vitesses

Peu de pays au monde bénéficient de l’implication totale de certains de leurs Ministres. Ceux du Luxembourg affrontent la crise sans langue de bois, et parcourent le monde à un rythme effréné pour ‘vendre’ le Grand-Duché et ses multiples attraits aux investisseurs du monde entier. Ils se sont lancés ‘à fond’ dans la résolution de la crise et ont su faire naître un intérêt. Or prenons le cas d’un businessman américain propriétaire de sites d’e-commerce à succès. Contrairement à un cliché, les formalités de KYC (Know your client) ou d’AML (Anti-money Laundering) constituent une formalité, mais ouvrir simplement un compte en banque pour une New-Yorkais relève du parcours du combattant. Et l’incompréhension de ce client est grande, tant il est traité comme un roi dans le reste du monde.

Courroie de transmission

Les fiduciaires, les avocats et les fonctionnaires d’Etat constituent la courroie transmission nécessaire pour transformer un intérêt pour le pays en business réel. Le Luxembourg a bâti ses plus beaux succès sur des chemins courts, un pragmatisme et une rapidité incomparables. Or en voulant faire « plus blanc que blanc », certains rouages se bloquent. Pour obtenir une autorisation de commerce, un américain a besoin d’un permis de séjour, qu’il met en moyenne 1 an à obtenir. Entretemps, beaucoup auront choisi de s’implanter dans des pays plus prompts à faciliter leur projet d’entreprise. Londres promet par exemple la création d’une société en 13 jours.

Pied au plancher

A l’heure où chacun mesure l’ampleur des risques structurels qui pèsent sur le Grand-Duché, il est essentiel de lui permettre de se démarquer de ses concurrents en jouant sur une vitesse de pointe unique au monde : il est indispensable de fournir des réponses rapides – positives ou négatives – aux entrepreneurs et aux investisseurs manifestant une intention de créer de la valeur. Lorsqu’un entrepreneur allemand souhaite implanter une entreprise de 50 personnes près de Mondorf-Les-Bains et qu’on lui demande 2 années de procédures avant de débuter son activité, peut-on lui reprocher de préférer la France ou l’Allemagne ? Une opportunité manquée qui freine brutalement la croissance du pays.

 

More info : www.myofst.com/businessinlondon
www.guichet.lu www.gtf.lu

December 17, 2012 10:38:33 AM CET

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