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Alain Picquet De la finance en général au Luxembourg en particulier

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Interview avec Alain Picquet, associé chez KPMG Luxembourg en charge du conseil et des marchés.

L'impact de la crise actuelle est-il différent selon les branches du monde de la finance?

Mon sentiment personnel, c’est que la crise se fait sentir dans l’ensemble de l’industrie bancaire. On va revenir vers un meilleur équilibre entre le monde de l’entreprise et celui de la finance. Les pays les moins endettés comme le Canada s’en sortent mieux, les États-Unis profitent de leur excellent positionnement sur les marchés émergents, mais l’Europe subit une double crise: mondiale et européenne. En conséquence, les banques sont impactées globalement: elles réduisent la taille de leur bilan, sont plus sélectives et sont forcées à améliorer leur ratio de solvabilité. En un mot, elles cherchent à rétablir leur crédibilité.

Si vous aviez une influence sur la politique économique du Luxembourg, quelles mesures prendriez-vous?

Il suffit de comparer le produit national brut par habitant pour constater la position unique dont nous bénéficions dans le monde. Pour la préserver, je commencerais par travailler notre image: Luxembourg est et doit être considéré comme un des pays les plus sérieux en matière de transparence. Dans le même ordre d’idée, je pense que tous les efforts doivent être faits pour garder le triple AAA rating. Il faut réformer les retraites et l’indexation sur les salaires. C’est un sujet sensible que les politiciens hésitent à affronter, mais il est capital car il a un impact direct sur la compétitivité et la pérennité du modèle luxembourgeois. Enfin j’irais plus loin dans la formation: pourquoi ne pas réinvestir les économies des réformes en crédit de formation pour préserver l’excellence des employés du Grand-Duché?

Quelle sont les sociétés qui résistent le mieux à la crise?

Ce sont celles qui ont une vision claire et positive sur le long terme, mais qui peuvent s’adapter très vite. Elles ont en commun une grande intransigeance sur la qualité, les liquidités et les fondamentaux. Mais le plus difficile consiste à faire accepter aux actionnaires des rendements variables d’une année sur l’autre: des entreprises sortent de la bourse pour se libérer de cette dictature.

Un mot sur le nouveau bâtiment de KPMG Luxembourg?

Nous parlions d’état d’esprit positif: pour la première fois, les partenaires de KPMG vont être propriétaires de leur lieu de travail. Une merveille signée Valentini, au Kirchberg. La première pierre vient d’être posée. C’est un symbole de notre confiance dans l’avenir! Citation: “il faut une vision claire et positive”

December 17, 2012 10:38:33 AM CET

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